Chroniques / Musique

ORIGINS – Powell [LP]

This post is also available in: English

Titre Origins

Artiste Powell

Label Made In Glitch

Date de sortie 1er juin 2012

C’est très récemment que le talentueux Powell nous a livré son LP intitulé Origins.

Origins, le titre est curieux pour ce LP richement construit de saturations chiptune et autres loops dubstep, pour celui dont les premières productions appartenaient plus au registre boom bap ! Peu présent dans les médias, ça n’empêche pas le jeune beatmaker d’être très productif depuis quelques années déjà.

En effet, dès 2006, ses beat tapes ont commencé à envahir la toile. Après divers essais orientés Hip Hop instrumental, boom bap oldschool, aux accents jazzy et doucement habillés de mélodies d’instruments à vent (le ep Easy Like sorti en 2008 chez Beats and Discovery…) ; le beatmaker nous a habitué depuis quelques temps à développer un son inspiré tout à la fois de la scène Californienne électronique contemporaine, mais aussi dopé en bass music déstructurée, en jouant également sur sonorités synthétiques assez explosives.

On a pu découvrir les prémices de ce genre, nouveau pour nous habitants de l’hexagone, sur la Beatnicks vol.2, la tape Beats Heroes vol.6 du webzine des copains de Stereotree, ou encore sur le ep SMACK MY GLITCH HOP !!! (sorti en 2010, chez les berlinois de Robox Neotech). Densui (ep, 2011, chez Alpha Pup Distribution) est venu affirmer ce choix artistique.

 

Chronique

 La première mélodie de Girls Name s’annonce bien comme les uniques secondes de calme avant la tempête qu’est Origins. En effet, à l’entrée du beat surpuissament saccadé, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec la force de frappe des californiens de The Glitch Mob. Le beat est fourni de contre-temps dubsteps vocodés, et comme si ça ne suffisait pas, la mélodie initiale revient nous narguer de temps à autre, semblant être bien au-dessus de la guerre qui est en train d’éclater dans notre soundsystem.

 Made in Paris semble faussement tranquilliser le LP, se révélant peu à peu être une montée, au front, électronique biensûr, où les rythmiques aux tonalités aigües bien aiguisées façon Animalson côtoient des nappes intergalactiques.

Heat nous scotche au fond de notre hamac, samplant exactement le même morceau qu’un de nos artistes favoris découvert chez Musique Large, j’ai cité le voyageur dÉbruit, et son hit Smurfing in the sun sur son LP Coupé Décalé. Ceci n’entachant en rien le travail de Powell, livrant ici un excellent titre.

Origins (pt.I), titre éponyme, envoute comme un trou noir en plein espace intersidéral (du moins, on pourrait imaginer que ça ferait ça), les basses instoppables viennent interrompre la tranquillité des notes de guitare électrique et nous jettent dans ces sombres recoins où l’on est épris de crises de spasmes dubstep. Ça secoue mais c’est cool.

Les voix talkboxées, ou pitchées ou encore peut être nappées de quelque humanité robotique de Radio Saturne nous rappellent que nous ne sommes pas seul à bord, et que quoiqu’il en soit, on pourra toujours espérer des rescapés à notre voyage au centre des origines.

Origins pt. III conclut de digne manière le disque, avec sa post-dubstep lacérant une dernière fois toutes sortes de samples chiptune et 8-bits.

À l’écoute de ce brillant LP, on ne peut s’empêcher de s’imaginer une ombre de Squarepusher planer, le côté drum´n bass allégé, mais celui broken beat décuplé.

Allez vite vous procurer la galette digitale ici-même !

Aimez Powell sur le réseau social qui le permet ici.

Et suivez le par ici.

Tags: , , , ,

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*